AAPPMA de Martel
Notre politique de gestion halieutique
La gestion halieutique des baux de pêche de notre domaine est l’une des actions les plus importantes de l’AAPPMA de Martel tout au long de l’année. Sur la Dordogne comme sur la Tourmente, un suivi régulier est réalisé sur les populations de salmonidés, de carnassiers et de poissons blancs, et des opérations d’alevinage sont réalisées pour soutenir les différentes espèces en fonction des besoins.
Les alevinages sur la Dordogne
La Dordogne abrite une souche locale de truite fario, aujourd’hui bien rétablie. Pour préserver cette lignée, non disponible en pisciculture, aucun alevinage n’est réalisé afin d’éviter toute hybridation. Malgré cette gestion halieutique destinée à soutenir cette souche, cette population autochtone reste toutefois fragile : la rivière subit des étiages marqués et des étés de plus en plus chauds qui accentuent le stress sur les truites. Nous encourageons donc une pêche raisonnée, afin que nos parcours demeurent un fleuron de la pêche sportive en milieu sauvage.

Côté carnassiers, nos actions d’alevinage se déroulent à intervalles réguliers, selon la disponibilité des poissons d’alevinages, en fonction des besoins pour soutenir les populations des différentes espèces. En fin d’année 2025, un alevinage de 80 kg de gardons, 20 kg de perches et de 10 kg de brochets a été réalisé sur notre secteur.



Les alevinages sur la Tourmente
La gestion halieutique sur la Tourmente, affluent de la Dordogne qui parcourt notre territoire, est légèrement différente. La Tourmente bénéficie chaque année d’un alevinage de truites fario pour l’ouverture de la truite, en deux déversements, l’un à l’ouverture, début mars, l’autre à la mi-avril. Une soixantaine de kilos de truites (truites portions) a été alevinée en 2025 et 80 kg (2×40 kg) sont prévus en 2026.
En outre, pour soutenir la population de truites farios, un alevinage de truitelles fario de souche du Lot (issues de la pisciculture fédérale du Colombier) est réalisé chaque année en début de saison sur la Tourmente. Selon les années, ce sont ainsi entre 5 000 et 10 000 alevins qui rejoignent la rivière, où ils grandiront plusieurs années à l’état sauvage avant de se mesurer aux pêcheurs.



